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dico.immoBail & relation locativeMeublé de tourisme & changement d'usage

Meublé de tourisme & changement d'usage

Bail & relation locative Rédigé par un expert en évaluation immobilière Mis à jour en juillet 2026

Aussi appelé : Location saisonnière · Location courte durée · Loi Le Meur · Numéro d'enregistrement · Compensation

La location de courte durée à une clientèle de passage. Au-delà de 120 jours par an pour une résidence principale, elle suppose un changement d'usage — et souvent une compensation.

L'essentiel

  • Le meublé de tourisme est un logement meublé offert à la location à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile, pour une durée n'excédant pas quatre-vingt-dix jours consécutifs par client. Sa location fait l'objet d'une déclaration en mairie, assortie d'un numéro d'enregistrement dans les communes qui l'ont instauré — obligation dont la loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a prévu la généralisation.
  • Se calcule ainsi : Résidence principale : ≤ 120 jours/an · Au-delà ou résidence secondaire : changement d'usage + compensation éventuelle
  • Parce que le rendement affiché de la location touristique n'a de sens que si l'activité est autorisée, et que trois autorités distinctes peuvent l'interdire. C'est le seul mode d'exploitation dont la légalité doit être vérifiée avant le prix.
  • Aussi appelé : Location saisonnière · Location courte durée · Loi Le Meur · Numéro d'enregistrement · Compensation

Qu'est-ce que « Meublé de tourisme & changement d'usage » ?

Le meublé de tourisme est un logement meublé offert à la location à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile, pour une durée n'excédant pas quatre-vingt-dix jours consécutifs par client. Sa location fait l'objet d'une déclaration en mairie, assortie d'un numéro d'enregistrement dans les communes qui l'ont instauré — obligation dont la loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, a prévu la généralisation. Lorsque le logement constitue la résidence principale du loueur, la location est limitée à cent vingt jours par an. Au-delà, ou lorsqu'il ne s'agit pas de la résidence principale, la transformation d'un local d'habitation en meublé touristique constitue un changement d'usage soumis à autorisation dans les communes concernées, autorisation souvent conditionnée à une compensation — l'obligation de transformer en habitation une surface équivalente ailleurs. La même loi a réduit les abattements du micro-BIC applicables à cette activité.

Comprendre Meublé de tourisme & changement d'usage

Le meublé de tourisme produit les rendements bruts les plus élevés du résidentiel et supporte le risque réglementaire le plus fort : la règle est locale, évolutive, et peut changer par simple délibération municipale. Un modèle économique bâti sur un rendement touristique peut être annulé en une année, sans indemnisation. Trois vérifications s'imposent avant tout engagement, et elles sont indépendantes : la réglementation communale du changement d'usage, la destination fixée par le règlement de copropriété, et le bail si l'on est locataire. Une seule réponse défavorable suffit à interdire l'activité — et la décote qui en résulte à la revente est immédiate.

Formule

Résidence principale : ≤ 120 jours/an · Au-delà ou résidence secondaire : changement d'usage + compensation éventuelleTrois autorisations distinctes à vérifier : la commune (changement d'usage), le règlement de copropriété (destination), et le bail si l'on est locataire.

Exemple chiffré

Un studio parisien loué en meublé touristique sans autorisation de changement d'usage expose à une amende civile pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros par logement. À Paris, la compensation exigée rend l'opération économiquement inaccessible à un investisseur isolé.

Pourquoi c'est important

Parce que le rendement affiché de la location touristique n'a de sens que si l'activité est autorisée, et que trois autorités distinctes peuvent l'interdire. C'est le seul mode d'exploitation dont la légalité doit être vérifiée avant le prix.

Expliqué simplement

En clair

Louer son logement à des voyageurs pour quelques nuits rapporte plus qu'une location classique, mais beaucoup de villes limitent cette pratique : il faut souvent une autorisation, et parfois c'est simplement interdit.

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