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Sous-location

Bail & relation locative Rédigé par un expert en évaluation immobilière Mis à jour en juillet 2026

Aussi appelé : Sous-location illicite · Sous-bail · Fruits civils

Interdite sans accord écrit du bailleur, et à un prix au mètre carré qui ne peut excéder celui du bail principal. Les loyers d'une sous-location illicite reviennent au propriétaire.

L'essentiel

  • Sous-louer, c'est louer à un tiers un logement dont on est soi-même locataire. En location de résidence principale, l'opération est interdite sauf accord écrit du bailleur, portant à la fois sur le principe et sur le prix, et le loyer au mètre carré de la sous-location ne peut excéder celui payé au titre du bail principal.
  • Parce que la sanction est financièrement disproportionnée par rapport à ce que la plupart des locataires imaginent, et parce que c'est le montage sur lequel repose une partie des exploitations professionnelles — légitime avec l'accord écrit, ruineux sans lui.
  • Aussi appelé : Sous-location illicite · Sous-bail · Fruits civils

Qu'est-ce que « Sous-location » ?

Sous-louer, c'est louer à un tiers un logement dont on est soi-même locataire. En location de résidence principale, l'opération est interdite sauf accord écrit du bailleur, portant à la fois sur le principe et sur le prix, et le loyer au mètre carré de la sous-location ne peut excéder celui payé au titre du bail principal. La sanction n'est pas seulement la résiliation : la jurisprudence considère que les sous-loyers perçus sans autorisation sont des fruits civils appartenant au propriétaire, qui peut donc en demander la restitution intégrale — parfois sur plusieurs années. En bail commercial, la sous-location est de principe interdite sauf stipulation contraire, et le bailleur doit être appelé à l'acte.

Comprendre Sous-location

Le sujet a changé d'échelle avec les plateformes de location de courte durée, qui ont transformé une pratique marginale en modèle économique. Trois plans se superposent et se confondent souvent à tort. Le plan contractuel : l'accord écrit du bailleur, sans lequel rien n'est licite. Le plan administratif : le changement d'usage et l'enregistrement en meublé de tourisme, qui relèvent de la commune et dont un locataire n'a en général pas la qualité pour s'occuper. Le plan de la copropriété : le règlement peut interdire l'activité, indépendamment de l'accord du bailleur. Une autorisation sur l'un des trois plans ne vaut rien sur les autres. Pour une expertise, l'existence d'une sous-location autorisée est un élément à relever : elle peut valoriser un bien loué à un exploitant qui sous-loue — c'est le mécanisme même des résidences gérées et d'une partie du coliving — mais elle superpose alors deux relations locatives dont la solidité doit s'apprécier séparément.

Exemple chiffré

Un locataire loue 900 € et met le logement en location courte durée sur plateformes une partie de l'année, encaissant 18 000 € annuels. Le bailleur l'apprend. Outre la résiliation du bail, il peut réclamer les sommes perçues : ce ne sont pas des dommages à démontrer, ce sont ses fruits. Le calcul se fait sur la durée non prescrite, et le montant dépasse fréquemment plusieurs années de loyer.

Pourquoi c'est important

Parce que la sanction est financièrement disproportionnée par rapport à ce que la plupart des locataires imaginent, et parce que c'est le montage sur lequel repose une partie des exploitations professionnelles — légitime avec l'accord écrit, ruineux sans lui.

Expliqué simplement

En clair

Relouer à quelqu'un d'autre le logement qu'on loue soi-même. C'est interdit sans l'accord écrit du propriétaire, qui peut sinon réclamer tout l'argent gagné.

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