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Commissaire de justice

Métiers & intervenants Rédigé par un expert en évaluation immobilière Mis à jour en juillet 2026

Aussi appelé : Huissier de justice · Commissaire-priseur judiciaire · Constat d'huissier

La profession née en 2022 de la fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires. En immobilier : constats, congés, expulsions, ventes aux enchères judiciaires.

L'essentiel

  • Le commissaire de justice est un officier public et ministériel issu de la fusion, effective au 1ᵉʳ juillet 2022, des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires. En matière immobilière, il exerce plusieurs missions distinctes.
  • Parce que c'est le professionnel de la preuve opposable. Dans un contentieux locatif, ce n'est pas d'avoir raison qui compte, c'est de pouvoir le démontrer — et un constat le permet là où un échange de courriels ne suffit pas.
  • Aussi appelé : Huissier de justice · Commissaire-priseur judiciaire · Constat d'huissier

Qu'est-ce que « Commissaire de justice » ?

Le commissaire de justice est un officier public et ministériel issu de la fusion, effective au 1ᵉʳ juillet 2022, des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires. En matière immobilière, il exerce plusieurs missions distinctes. Il dresse des constats qui font foi jusqu'à preuve contraire : état des lieux d'entrée ou de sortie contesté, dégâts, troubles de voisinage, affichage d'un permis de construire, empiètement. Il signifie les actes : congé pour vendre ou pour reprise, commandement de payer visant la clause résolutoire, commandement valant saisie. Il exécute les décisions de justice, notamment les expulsions, sous les conditions et délais du code des procédures civiles d'exécution. Il procède enfin aux ventes judiciaires de meubles.

Comprendre Commissaire de justice

Pour un bailleur, le commissaire de justice est l'outil de la preuve. La plupart des litiges locatifs se perdent non sur le droit mais sur la démonstration des faits : l'état réel du logement à l'entrée, la date effective de réception d'un congé, l'existence d'un désordre. Un constat coûte quelques centaines d'euros et transforme une affirmation contestable en fait établi. Le calcul est simple : sur un litige portant sur un dépôt de garantie de 1 500 € ou sur une procédure de plusieurs mois, la dépense est presque toujours inférieure au risque. C'est aussi lui qui intervient lorsque la procédure se durcit — commandement, saisie, adjudication.

Exemple chiffré

Un bailleur constate à la sortie du locataire des dégradations que celui-ci conteste. Un constat de commissaire de justice, opposable, fixe l'état du bien et permet la retenue sur dépôt de garantie ; un simple état des lieux signé sous seing privé aurait pu être discuté.

Pourquoi c'est important

Parce que c'est le professionnel de la preuve opposable. Dans un contentieux locatif, ce n'est pas d'avoir raison qui compte, c'est de pouvoir le démontrer — et un constat le permet là où un échange de courriels ne suffit pas.

Expliqué simplement

En clair

C'est le professionnel qui vient constater officiellement une situation — des dégâts, un logement abîmé — et dont le témoignage écrit compte devant un tribunal. C'est aussi lui qui apporte les papiers officiels et applique les décisions de justice.

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