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dico.immoBail & relation locativeDroit de préemption du locataire

Droit de préemption du locataire

Bail & relation locative Rédigé par un expert en évaluation immobilière Mis à jour en juillet 2026

Aussi appelé : Préemption locative · Vente à la découpe · Loi Aurillac

Le droit du locataire d'acheter en priorité le logement qu'il occupe, déclenché par un congé pour vendre ou par la première vente après une mise en copropriété.

L'essentiel

  • Le locataire bénéficie d'un droit de préemption dans deux situations distinctes. La première résulte du congé pour vendre délivré à l'échéance du bail : le congé vaut offre de vente, le locataire disposant de deux mois pour l'accepter, puis de deux mois pour signer — quatre s'il déclare recourir à un prêt.
  • Se calcule ainsi : Congé pour vendre : 2 mois pour accepter + 2 mois pour signer (4 avec prêt) · Vente à la découpe : offre préalable obligatoire
  • Parce qu'une vente conclue sans respecter cette procédure est nulle, et parce que toute baisse de prix ultérieure fait repartir les délais. C'est une contrainte de calendrier autant qu'une contrainte juridique.
  • Aussi appelé : Préemption locative · Vente à la découpe · Loi Aurillac

Qu'est-ce que « Droit de préemption du locataire » ?

Le locataire bénéficie d'un droit de préemption dans deux situations distinctes. La première résulte du congé pour vendre délivré à l'échéance du bail : le congé vaut offre de vente, le locataire disposant de deux mois pour l'accepter, puis de deux mois pour signer — quatre s'il déclare recourir à un prêt. La seconde résulte de la loi du 31 décembre 1975 et de la loi Aurillac : en cas de première vente d'un logement consécutive à la division d'un immeuble par lots, ou de vente d'un immeuble entier de plus de cinq logements à un acquéreur envisageant la revente par lots, le locataire en place doit se voir offrir l'acquisition, indépendamment de l'échéance du bail. Le non-respect de ces procédures est sanctionné par la nullité de la vente.

Comprendre Droit de préemption du locataire

Ce droit a une conséquence pratique sous-estimée dans la négociation : toute baisse de prix consentie après le congé rouvre le délai du locataire, ce qui peut retarder la vente de plusieurs mois au moment précis où le vendeur cherche à conclure. La stratégie de commercialisation en tient compte — fixer le prix du congé au niveau réellement attendu plutôt qu'au niveau espéré évite d'avoir à repasser par la case préemption. Pour l'acquéreur, la vérification de la purge du droit est une condition de validité de son acquisition : une vente conclue sans respecter la procédure est annulable, et c'est le notaire qui en répond.

Formule

Congé pour vendre : 2 mois pour accepter + 2 mois pour signer (4 avec prêt) · Vente à la découpe : offre préalable obligatoireSi le bien est ensuite vendu à un prix inférieur, une NOUVELLE offre doit être faite au locataire : le notaire y veille, mais le vendeur doit l'anticiper dans sa négociation.

Exemple chiffré

Un bailleur donne congé pour vendre à 340 000 €, le locataire renonce. Faute d'acquéreur, le bien est finalement négocié à 315 000 € : une seconde offre à ce prix doit être notifiée au locataire, qui dispose d'un nouveau délai. La baisse de prix rouvre donc son droit.

Pourquoi c'est important

Parce qu'une vente conclue sans respecter cette procédure est nulle, et parce que toute baisse de prix ultérieure fait repartir les délais. C'est une contrainte de calendrier autant qu'une contrainte juridique.

Expliqué simplement

En clair

Si le propriétaire veut vendre le logement, il doit d'abord le proposer à son locataire, qui a la priorité pour l'acheter. S'il baisse le prix plus tard, il doit le lui proposer à nouveau.

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